La cœlioscopie : informations pratiques

La cœlioscopie : informations pratiques

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La cœlioscopie définition

 

La cœlioscopie, ou laparoscopie, est une technique chirurgicale qui consiste à opérer à l’intérieur du ventre en ne pratiquant que de petites incisions. Relativement récente, car elle nécessite du matériel de haute technologie, elle présente l’avantage de ne pas inciser trop largement la paroi abdominale.

On peut y avoir recours dans diverses situations : appendicite, présence de kystes ou de tumeurs, problèmes gynécologiques…

Attention, il ne faut pas la confondre la cœlioscopie avec la coloscopie, un examen de la paroi interne du côlon, au moyen d’un endoscope introduit dans l’anus (sans incision, donc). Rien à voir !

 

Déroulement d’une cœlioscopie

 

Elle se passe toujours sous anesthésie générale. Tout d’abord, on gonfle le ventre avec du CO2 (gaz carbonique). Le chirurgien pratique ensuite une première incision pour glisser la fibre optique, sorte de caméra grossissante qui lui permettra de bien visualiser l’intérieur de l’abdomen. Il peut alors entreprendre le geste médical prévu au moyen des instruments introduits par d’autres petites ouvertures. En fin d’opération, le gaz est évacué et les incisions refermées.

 

Différentes formes de l’acte

 

Il existe deux catégories d’actes réalisés grâce à cette technique :

– la cœlioscopie diagnostique : comme on peut le déduire de son nom, elle sert à identifier les causes précises d’un problème en observant directement l’intérieur de l’abdomen.

– la cœlioscopie opératoire, servant à traiter tel ou tel problème : ablation d’un kyste, de l’appendice, d’une tumeur du Rein ou de la Prostate, etc.

 

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Avantages / inconvénients

 

Une opération par cœlioscopie est beaucoup moins traumatisante qu’avec la technique classique, les bénéfices se retrouvent à plusieurs niveaux, on note :

– une diminution de la durée de l’opération, de ses suites, et donc de l’hospitalisation,

– moins de douleurs et de problèmes digestifs,

– un risque d’infection et de complications plus faible.

Enfin, un intérêt esthétique non négligeable : elle ne laisse que de toutes petites cicatrices !

 

Du côté des inconvénients, elle implique quelques contraintes techniques : la nécessité d’un matériel sophistiqué et d’un chirurgien bien formé à cette pratique.

Autre inconvénient, mais qui demeure rare, des plaies d’organes ou de vaisseaux peuvent être provoquées par l’introduction des tubes. Dans ce cas, un traitement chirurgical classique en urgence est nécessaire.

 

Conseils post-opératoires de la cœlioscopie

 

Quelques désagréments passagers peuvent se faire sentir durant les jours ou les semaines qui suivent l’intervention, mais ils sont sans gravité : douleurs modérées pouvant aller de l’abdomen aux épaules dues à l’évacuation de petites quantités de gaz non éliminées irritant le diaphragme, légers saignements rouges vifs, ou encore hématomes et démangeaisons au niveau des cicatrices. Par ailleurs, le ventre, qui a été distendu, va mettre quelque temps à retrouver sa position initiale.

Il faut néanmoins surveiller l’apparition possible de quelques signes d’alerte comme de fortes douleurs, de la fièvre (supérieure à 38°), ou des problèmes de transit tels que des vomissements ou une constipation importante.

Mais, dans la plupart du temps, cette technique permettra une récupération rapide, le patient pourra très vite se relever et il est même vivement conseillé d’avoir une activité physique : marcher, sortir… reprendre une vie normale !